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Zeebrugge attend avec impatience sa nouvelle écluse maritime

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Le dossier du deuxième accès maritime à l’arrière-port de Zeebrugge est entré dans une phase décisive. Les entreprises qui y sont établies réclament depuis longtemps cet investissement. Mais la réalisation demandera encore une dizaine d’années.

Le dossier est sur la table depuis dix ans au moins. Le gouvernement flamand s’est prononcé à la fin décembre 2018 pour l’option qui prévoit de remplacer l’ancienne écluse Visart (photo), qui date de 1907 et ne sert plus guère que pour le passage de chalutiers et de remorqueurs, par une grande écluse maritime. L’arrière-port y gagnera un deuxième accès et une moindre dépendance à l’égard de l’écluse Vandamme, mise en service en 1984 et qui connaît un nombre croissant d’immobilisations, 500 heures au total en 2018, pour cause d’entretien et de réparation.

La nouvelle écluse (427 mètres de long, 55 m de large et 18,5 m de profondeur) pourra accueillir les transporteurs de voitures de la nouvelle génération. C’est vital pour Zeebrugge, premier port automobile européen avec un trafic de 2,8 millions de voitures neuves en 2018. Cette activité est concentrée dans la zone de l’arrière-port. De nouveaux terminaux rouliers y sont prévus dans la zone qui borde le canal Baudouin vers Bruges dans le prolongement de l’écluse Visart.

Un feu vert juste avant les élections en Belgique

Le projet est complexe, notamment en raison de l’interaction avec le trafic routier et de la proximité de zones d’habitation, et l’option retenue controversée. De plus, la facture s’élève à 1 milliard d’euros.

L’enquête publique lancée en janvier 2019 durera jusqu’à la fin mars. Il ne restera alors au gouvernement flamand que quelques semaines à peine avant les élections législatives du 26 mai en Belgique pour donner le feu vert définitif au projet.

Même s’il y parvient, le début du chantier n’interviendrait qu’en 2022 et l’ouverture de la nouvelle écluse en 2028. Le port de Zeebrugge caresse l’espoir de pouvoir avancer ces échéances. Il plaide aussi pour une « optimalisation nautique » afin de garantir l’accessibilité de l’arrière-port par tout temps.

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