Nous chargeons votre contenu !

Type de recherche

Profitant de l’arrivée du « train de Noé » à Bruxelles, le 20 février 2019, Rail Freight Forward a présenté ses ambitions et son plan d’action. La nouvelle coalition d’opérateurs ferroviaires européens veut quasiment doubler la part modale du rail dans le transport de marchandises d’ici 2030 et a présenté un plan d’action pour y parvenir.

Si le transport doit croître de 30% d’ici 2030 et si l’on veut atteindre, dans le même temps, les objectifs climatiques que l’Europe s’est fixés, il est urgent d’opérer une transition, estiment les membres de Rail Freight Forward. Pour eux, l’alternative est toute trouvée : le rail.

Rail Freight Forward place haut la barre en affichant l’ambition de faire passer la part modale du transport ferroviaire de fret de 18% à 30% d’ici 2030. Cela éviterait notamment l’arrivée d’un million de camions supplémentaires sur les routes européennes.

Pour atteindre cet objectif, les membres du groupement (voir encadré) ont élaboré un plan d’action baptisé « 30 by 2030 » (« 30 d’ici 2030 ») qui se déploie en trois volets principaux :

– Les opérateurs ferroviaires doivent offrir des services qui savent convaincre les chargeurs et les transporteurs en améliorant leur productivité, leur fiabilité et leur compétitivité, en augmentant la facilité d’utilisation du rail et en stimulant l’interaction avec les autres modes et l’innovation.

– Traverser l’Europe avec un train doit devenir aussi facile qu’avec un camion. « A l’heure actuelle, la différence est énorme », a déclaré Clemens Först, pdg de Rail Cargo Group. Pour y parvenir, il faudra agir sur différents tableaux : accès au réseau, planification des transports, flexibilité opérationnelle, intégration de l’infrastructure…

– Il faut mettre à égalité de chances les différents modes en créant ce « level playing field » tant attendu par le rail. Cela passe inévitablement, aux yeux du secteur, par une internalisation des coûts externes, que le transport ferroviaire dit être le seul à assumer de façon presque totale.

Clemens Först a aussi appelé de ses voeux un changement radical de mentalité tant chez les opérateurs ferroviaire eux-mêmes que chez les gestionnaires de l’infrastructure et chez les décisionnaires politiques.

Train fret de Noé, symbole du verdissement des transports par le rail

Les ambitions de Rail Freight Forward ont été présentées à Bruxelles dans le cadre du musée du rail Train World lors de l’arrivée du « train de Noé » qui marque la volonté du secteur de devenir la locomotive du verdissement des transports.

Parti de Katowice le 14 décembre 2018 à la fin de la conférence sur le changement climatique (COP 24), le « train de Noé » est passé successivement par Vienne, Berlin et Paris avant d’arriver à Bruxelles, s’allongeant à chaque arrêt de deux wagons additionnels chargés de conteneurs décorés d’animaux hauts en couleurs par des artistes de rue locaux. Il est composé de wagons de 5 entreprises de fret ferroviaire, membres de la coalition Rail Freight Forward : SNCF Logistics, DB Cargo, Lineas, RCG, PKP Cargo.

Ce train fret de Noé a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs politiques à la nécessité d’accélérer le report modal, pour, entre autres, tenir les engagements européens en matière des réductions des émissions de carbone. A chaque station, des messages de la société civile (ONG, citoyens) et de différents acteurs du monde ferroviaires ont été récoltés et seront remis aux décideurs politiques nationaux et européens à Bruxelles.

Rail Freight Forward, une coalition d’entreprises européennes de fret ferroviaire


Rail Freight Forward a vu le jour fin 2018 avec pour mission de « diminuer de manière drastique l’impact négatif du transport de fret sur notre planète et sur la mobilité grâce à l’innovation et à un mix transport plus intelligent ».

L’organisation regroupe aujourd’hui une quinzaine d’opérateurs européens actifs dans le fret ferroviaire – BLS Cargo, CD Cargo, CFL Cargo, DB Cargo, Green Cargo, Lineas, LTE, Mercitalia, Ost-West Logistik, PKP Cargo, Rail Cargo Group, SBB Cargo, SNCF Logistics et ZSSK Cargo – et quatre associations sectorielles – CER, ERFA, UIC et VDV. Le nombre de membres va croissant.

Selon Sylvie Charles de SNCF Logistics : « C’est la première fois que les opérateurs de fret ferroviaire d’Europe de l’Ouest et de l’Est parlent d’une seule voix pour dire ce que le rail peut faire pour l’Europe ».

Tags: