Développer le fluvial fait partie des priorités du « Pacte pour une logistique métropolitaine » de la Métropole du Grand Paris

La déchetterie fluviale éphémère en 2019 au port de Tolbiac a été renouvelée en 2020 au port de Bercy.

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Développer le transport fluvial et le report modal vers la voie d’eau fait partie des priorités du « Pacte pour une logistique métropolitaine » de la Métropole du Grand Paris. Lors d’une première phase de ce Pacte, des travaux ont été menés en lien avec Haropa et VNF.

Plusieurs élus de la Métropole du Grand Paris, qui sont maires, adjoints ou conseillers de l’une des communes de cette intercommunalité, ont rappelé que développer le transport fluvial et le report modal vers la voie d’eau constitue l’une des priorités du « Pacte pour une logistique métropolitaine », lors de la présentation d’un premier bilan au cours d’une réunion le 9 février 2021. 

La période écoulée depuis juin 2018, date de l’adoption du Pacte qui a été signé par 82 partenaires volontaires, a permis de poser un diagnostic partagé sur les enjeux logistiques du territoire et de lancer de premiers projets. Parmi ceux-ci, il y a la réalisation d’une étude de faisabilité pour la création d’un éco-simulateur de transport fluvial en partenariat avec Haropa et Voies navigables de France (VNF). L’idée était de créer un outil numérique au service des acteurs publics et privés pour simuler les effets et les bénéfices d’un transport fluvial de marchandises dans la Métropole du Grand Paris comparativement à un transport routier, pour tous les types de marchandises et de trajets. 

Selon Antoine Berbain, directeur général de Haropa-Ports de Paris, cette étude a été « concluante ». Et il a précisé : « Nous souhaitons engager en 2021 la phase de développement de cet outil qui prendra la forme d’une plate-forme numérique de simulation, a priori ouverte à tous, et qui permettra une évaluation de la pertinence d’un transport fluvial avec un comparatif des externalités négatives : bruit, accidentologie, congestion, émissions atmosphériques polluantes, temps de transport, voire des coûts ». 

Un « Guide » de VNF

Dominique Ritz, directeur de VNF bassin de la Seine, a expliqué qu’une autre action menée en 2020 a été l’élaboration d’un « Guide » à l’usage des décideurs locaux sur le transport fluvial et, notamment, son usage en logistique urbaine. « L’objectif est de mieux faire connaître le transport fluvial qui reste mal ou peu connu par nombre d’acteur économiques ou politiques, de décideurs locaux ».

L’ambition est « d’expliquer ce qu’est le fluvial, comment il fonctionne, quels sont ses atouts dans le transport de marchandises, les solutions qu’il apporte pour la logistique urbaine par le fleuve ». 

Le directeur de VNF bassin de la Seine a rappelé que si Paris avait été assez en avance en matière de logistique urbaine fluviale avec la démarche Franprix, d’autres collectivités sont en train de mettre en place des solutions avec la voie d’eau dans le Sud-Ouest à Bordeaux et à Toulouse, dans le Grand Est à Strasbourg. « Il y a un énorme potentiel dans l’Ile-de-France, dans la Métropole du Grand Paris en matière de logistique urbaine recourant au fluvial, il ne faut pas baisser les bras et nous réussirons collectivement. Recourir au fluvial est une chance », a déclaré Dominique Ritz. 

En 2020, plusieurs expérimentations de logistique urbaine fluviale ont été accompagnées par Haropa et VNF : des déchets d’ameublement non ménagers collectés en Ile-de-France, des éléments préfabriqués en bois, une déchetterie éphémère (photo). 

En 2020, Blue Line Logistics (groupe Sogestran) a présenté le Zulu 3 à Paris avec sa grue auto-déchargante, pouvant s’amarrer à tous les quais urbains existants et s’adaptant à tous les types de marchandises (palettes, caisses mobiles sauf le vrac). 

Cet opérateur prévoit l’arrivée du Zulu 6 d’ici la fin de l’année 2021 et qui sera équipé d’une pile à combustible. « Ce sera le premier bateau fluvial de fret zéro émission » et qui pourra opérer dans l’agglomération parisienne. « Cette solution devra être accompagnée par les chargeurs car, à ce stade, le coût de ce bateau zéro émission est beaucoup plus élevé que les versions thermiques ». 

Pour les élus, avec le Pacte, il s’agit de mettre en place une logistique « économe en énergie, respectueuse de l’environnement, acceptable par tous ». Il s’agit « de penser au fluvial pour le transport de marchandises, de contribuer au développement du fluvial », « de faire du report modal vers les modes les plus vertueux, ferroviaire et fluvial ». Ou encore « il faut se réinventer pour une logistique urbaine plus respectueuse de l’environnement en utilisant des réseaux non saturés comme l’est celui du fluvial ». 

Des réseaux non saturés

Pour développer la logistique fluviale, la Métropole du Grand Paris met en avant sa place dans la nouvelle gouvernance du futur Haropa à partir du 1er juin 2021. Le nouvel établissement unique doit favoriser « le chemin entre Le Havre et Paris » et inversement : « Les marchandises doivent passer davantage par le transport fluvial pour une logistique plus vertueuse ».

Les élus parisiens se penchent sur la Seine

Les élus du Conseil de Paris ont voté la réalisation d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la Seine à la mi-novembre 2020 suite à une proposition de Rachida Dati courant septembre. « Ce thème constitue un intérêt municipal », indique le registre des délibérations. Lors d’une première réunion le 2 décembre 2020, le contour de la mission a été défini : pendant six mois, « procéder à une série de visites sur site, d’auditions d’experts et de représentants des acteurs impliqués dans la vie du fleuve. Les riverains seront également conviés à contribuer à ce travail ». Trois auditions ont déjà eu lieu sur différents sujets sachant qu’elles ne sont pas publiques. La première s’est tenue le 13 janvier 2021 et a été consacrée « à la vision de la Ville de Paris sur l’état des lieux et les perspectives d’évolution du fleuve et de ses berges ». La deuxième séance, le 20 janvier, a été dédiée « au statut juridique et à la protection patrimoniale du fleuve et de ses berges » puis 27 janvier, le sujet était « la police et la sécurité du fleuve et des berges et la gestion des crues ». Le calendrier prévoit une remise du rapport final de la MIE à la maire de Paris à la fin du mois de mai 2021. Il doit être ensuite présenté en Conseil de Paris lors de la séance qui suit l’adoption du rapport par la mission et sa remise à la maire. Les rapports se composent d’un état des lieux, d’une liste de recommandations, le cas échéant, des prises de position des différents groupes politiques. Un suivi est effectué un an après le rapport. Depuis 2008, les MIE « permettent aux élus parisiens d’évaluer les politiques déployées par la collectivité parisienne au service des usagers afin de s’assurer de leur pertinence et de leur efficacité ». Elles « visent à l’amélioration du service rendu et au souci de performance des services parisiens ». Parmi les thèmes au cours des années passées qui ont fait l’objet d’une MIE : le périphérique, la politique parisienne en matière de propreté, le travail dominical et nocturne.

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