A Anvers, les canalisations et les bateaux dominent dans la logistique industrielle

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Dans la logistique des grandes entreprises industrielles implantées dans la zone portuaire anversoise, la route et le rail ne jouent qu’un rôle secondaire. Le transport par canalisation et la navigation intérieure dominent très largement leurs flux, le premier à l’entrée, la seconde à la sortie. Le transport maritime intervient dans les deux cas pour près d’un septième des volumes.

La chambre de commerce d’Anvers (et du pays de Waes, pour la rive gauche de l’Escaut) calcule chaque année le volume de production de l’industrie implantée dans le deuxième port européen. Pour 2018, dernière année disponible, elle était arrivée à un nouveau record de 67 millions de tonnes, ce qui correspond peu ou prou au trafic à la sortie, mais ne comptabilise pas les arrivages de matières premières.

La chambre a pour la première fois chiffré de façon plus détaillée les flux entrants (56,5 Mt) et sortants (53,3 Mt) des 21 plus grands sites de production industrielle dans la zone portuaire d’Anvers, de façon à établir leur répartition modale.

Les nouveaux résultats ont trait à l’exercice 2019. La répartition modale indiquée ne tient pas compte des flux générées par d’autres entreprises ou par le transbordement d’autres marchandises (comme les conteneurs) qui transitent par le port d’Anvers. Mais vu l’importance des entreprises concernées, qui représentaient quelque 80 % de la production totale en 2018, ils ont une valeur plus qu’indicative.

Un pôle pétrochimique d’importance

A l’entrée, les canalisations se taillent la part du lion avec pas moins de 69,2 % des flux enregistrés, ce qui est lié à l’importance du pôle pétrochimique anversois, un des plus grands au monde. Le poids écrasant des canalisations s’explique dans une large mesure par le trafic très important qui transite par le Rotterdam-Antwerp Pipeline (RAPL). A lui seul, cet oléoduc ouvert en 1971 et long de 102 km a acheminé l’an dernier 29,6 Mt de pétrole brut du port néerlandais à son voisin belge, qui n’est pas capable d’accueillir les pétroliers géants qui touchent Rotterdam. A cela s’ajoutent, sans doute, les flux que les entreprises anversoises s’échangent entre elles par pompage direct, mais qui n’ont pas été quantifiés tels quels.

Le transport maritime (14,7 %) occupe la deuxième place, suivi de près par la navigation intérieure (13,9 %). La route (1,9 %) et le rail (0,3 %) n’obtiennent que des parts relativement marginales du total.

Les raisons de la faiblesse de la part du rail

Pour leur distribution, les grandes entreprises industrielles font surtout appel à la navigation intérieure. Elle assure le transport de 43,5% des volumes à la sortie. Les canalisations restent, là aussi, un vecteur de trafic très important, puisqu’il s’arroge 31,7% des flux.

Le transport maritime (13,2 %) occupe dans la logistique aval une place presque similaire à celle dans l’approvisionnement en amont. La route (7,7 %) et le rail (3,9 %) y sont plus présents

Pour Luc Luwel, l’administrateur délégué de la chambre de Commerce, ces résultats démontrent que l’industrie opte autant que possible pour les modes de transport les plus durables et ne contribue que très faiblement aux importants flux par la route que doit absorber la région anversoise.

La « sous-représentation » du rail est due, à ses yeux, à des facteurs structurels comme l’inadéquation de l’infrastructure ferroviaire aux besoins actuels et un marché au fonctionnement déficient du fait du nombre trop réduit d’opérateurs privés. Il fait, à ce propos, un parallèle avec la situation dans le secteur de la logistique où – contrairement à la navigation intérieure – le rail peine également à se faire une plus grande place. « C’est aux pouvoirs publics d’y remédier. Tant la logistique que l’industrie ne demandent pas mieux », affirme Luc Luwel.

Rappelons que tous trafics confondus, Anvers a affiché en 2019 un transbordement fluvial total de 101,3 Mt dont 52,49 Mt à la sortie.

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