« Voyages entre Deux mers », recréer du lien entre le fluvial et les territoires

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Le bateau « Tourmente » réalise pour la huitième année consécutive les « Voyages entre Deux mers » avec plusieurs partenaires. Des escales font (re)découvrir au grand public l’intérêt du fluvial et les innovations récentes. Des rencontres permettent des échanges sur des projets pour relancer le transport de fret et développer les activités de loisirs et de tourisme sur les canaux du Midi et le bassin Rhône-Saône.

La huitième édition des « Voyages entre Deux mers » a commencé le 18 août 2020 et se poursuit jusqu’au 6 novembre sur les canaux du Midi et le bassin Rhône-Saône avec des escales prévues pour le bateau « Tourmente » avec son capitaine Jean-Marc Samuel, l’équipage, les représentants des partenaires et acteurs de Homps à Castelnaudary, Damazan, Castets-en-Dorthe, Bordeaux, Agen, Toulouse, Sète, Lyon, Chalon-sur-Saône, Saint-Jean-de Losne.

L’ambition de ces « Voyages » est de recréer du lien entre le fluvial et les territoires, de sensibiliser le grand public, les professionnels et les élus au monde fluvial. Ils s’inscrivent dans le contexte de la transition écologique qui peut conduire à remettre au premier plan le transport fluvial et la voie d’eau, l’un des modes déjà largement respectueux de l’environnement.

Les premières escales à Homps à Castelnaudary, à Damazan, à Castets-en-Dorthe montrent que l’objectif est atteint, selon Catherine Jauffred, de l’association « Vivre le canal », l’un des acteurs des « Voyages » : « Le grand public est au rendez-vous pour découvrir le bateau et ce qui est proposé dans la cale. Il y a beaucoup d’intérêt et de curiosité autour du fluvial. Il y a déjà eu aussi deux rencontres au cours desquelles les échanges ont montré que des projets existent pour réutiliser le transport fluvial. Nous avons beaucoup de personnes inscrites pour l’une des prochaines rencontres à Bordeaux, le port sera présent, des élus, des représentants du fluvial, etc. ».

La cale du « Tourmente » accueille le « Comptoir du canal » de l’association « Vivre le canal » qui conduit depuis plusieurs années le projet de mettre en place « un circuit court fluvial alternatif à la route » pour proposer des produits artisanaux et alimentaires, explique Catherine Jauffred.

Montrer les innovations dans le fluvial

Deux expositions sont aussi présentées à bord : la première est celle d’œuvres d’un artiste de l’Aude, la deuxième intitulée « Le fluvial, du halage à l’hydrogène » rappelle l’historique des modes de propulsion et de traction des bateaux fluviaux depuis le halage jusqu’aux projets de propulsion à hydrogène.

Cette deuxième exposition montre l’évolution de la technologie et des usages dans le fluvial avec actuellement une réflexion sur l’utilisation de l’hydrogène et de la pile à combustible comme moyen de propulsion écologique, notamment dans le cadre du projet HyBarge de la société L’Equipage (voir article).

« Il s’agit de montrer que le fluvial est engagé dans des solutions d’avenir pour du transport décarboné, que les innovations existent y compris pour des bateaux de taille intermédiaire entre les projets de pousseurs et les passeurs de passagers. On rejoint aussi l’objectif de redynamiser le réseau quel que soit son gabarit pour du transport de fret », précise Jean-Marc Samuel.

La SAS Hyd’Occ explique comment produire de l’hydrogène vert par électrolyse de l’eau par un électrolyseur lui-même alimenté en électricité d’origine renouvelable. Cet hydrogène vert peut ensuite être livré par conteneurs 20 pieds, soit par voie routière, soit par voie fluviale, et utilisé par des poids lourds et des bateaux eux-mêmes propulsés à l’hydrogène. Cette SAS vient d’être créée et unit l’Agence régionale énergie climat d’Occitanie et la société Qair avec l’objectif de structurer la filière régionale de production et de distribution d’hydrogène vert (voir encadré). La société Hyd’Occ et le groupe Qair sont partenaires de l’édition des « Voyages » 2020. Qair conduit avec L’Equipage une étude autour du projet d’automoteur de 38,50 mètres par 5 mètres à propulsion hydrogène.

Des échanges pour faire apparaître des projets

Les « Voyages entre Deux mers » sont aussi des temps d’échanges dans le cadre de rencontres ou de rendez-vous professionnels, conçus en partenariat avec la fédération Agir pour le fluvial (APLF), autour du thème « Fluvial et territoire ». Des représentants de collectivités, de gestionnaire de la voie d’eau, d’acteurs du fluvial sont invités à réfléchir ensemble sur les freins et les atouts du fluvial, « parent pauvre des politiques de transport ». Il s’agit pour APLF de « changer le regard sur le fluvial, de relancer le transport fluvial de fret et de développer les activités de loisirs et de tourisme ».

Il en a été ainsi, par exemple, lors de la rencontre à Damazan, une ville où le canal latéral à la Garonne est tout proche mais sur lequel il passe seulement des bateaux de tourisme alors que des entreprises installées à proximité envisagent le fluvial pour du transport de fret comme une alternative pour réduire leur empreinte carbone. Il en va ainsi pour une société spécialisée dans le recyclage pour du transport de déchets, pour une coopérative agricole dont les silos sont installés au bord du canal. Un carrier a fait part d’une tentative de faire du transport fluvial sur ce canal en 2015-2016 qui a tourné court. Il reste à lever de nombreux freins, côté cale, côté installations à terre, côté niveau de services sur la voie d’eau, côté financements, mais la volonté est bien là. En gardant en tête que sur le réseau des voies navigables, là où les bateaux de marchandises passent, ceux du tourisme passent également et bénéficient du niveau d’exigence nécessaire au transport de fret.

L’une des prochaines rencontres est organisée à Bordeaux où « les inscrits sont déjà nombreux » avec, parmi eux, la sénatrice de la ville, le président du GPMB, des élus de la métropole, de la région, des parlementaires, des représentants de la filière fluviale autour du thème « Fluvial et territoire : quels nouveaux projets ? ».

De l’hydrogène vert en Occitanie, à Port-La-Nouvelle en 2023

La SAS Hyd’Occ vient d’être créée et unit l’Agence régionale énergie climat d’Occitanie et la société Qair. Elle vise à structurer la filière de production et distribution d’hydrogène vert dans la région Occitanie. Elle entend apporter une solution globale depuis la production jusqu’à la commercialisation d’hydrogène vert par une chaine logistique innovante. A l’horizon 2023, cette production sera permise par une usine, localisée à Port-la-Nouvelle, d’une capacité de 50 MW. L’usine de production de Port-La-Nouvelle, d’une capacité à terme de 4 500 t, fournira de l’hydrogène vert aux industriels, aux usages stationnaires et aux secteurs du transport terrestre, maritime, fluviale, ferroviaire. Une chaine logistique innovante, couvrant un rayon de 250 km, est développée pour avitailler un réseau de stations multi-services de distribution d’hydrogène vert, permettant ainsi le développement de solutions zéro émission (suppression des émissions de CO2, Nox, HC et particules fines). Pour répondre aux besoins croissants d’hydrogène en fonction des développements des usages locaux, mais aussi à l’ambition de la région de pouvoir renforcer son autonomie énergétique, l’usine de Port-La-Nouvelle pourra alors accroitre ses capacités pour délivrer jusqu’à 18 000 t d’hydrogène par an, à horizon 2050.

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