Une « motion » de soutien à la liaison Saône-Moselle/Saône-Rhin

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Huit associations représentatives du fluvial français publient une « motion » pour soutenir la réalisation de la liaison Saône-Moselle/Saône-Rhin dans le contexte de la révision du RTE-T qui doit aboutir fin 2023 et du rapport du COI de mars 2022.

Huit associations représentatives de la filière fluviale française viennent de publier une « motion » pour soutenir la réalisation de la liaison Saône-Moselle/Saône-Rhin.

Aux côtés de Saône-Rhin-Europe, les signataires du texte sont : Agir pour le fluvial (APLF), l’Alliance des Rhodaniens, Entreprises fluviales de France (E2F), le consortium international des voies navigables et multimodales, Promofluvia, l’association pour le développement et la promotion du tourisme fluvial, Seine-Moselle-Rhône. « Par cette motion, le milieu fluvial français montre une large unité de position sur ce projet », soulignent ces associations.

Le document a été envoyé au gouvernement français (Premier ministre), aux responsables des régions et collectivités concernées (Grand Est, Bourgogne-Franche Comté, Communauté européenne d’Alsace), à l’Union européenne (DG Move), aux gestionnaires d’infrastructures (VNF et CNR), à des instances ou associations (COI, Medlink Ports) ou des personnalités (comme Catherine Trautmann « en raison de son implication dans le fluvial et la politique européenne des transports »).

Contexte de la révision du RTE-T

La démarche s’inscrit dans le contexte de la révision du RTE-T et de ses objectifs lancée à la mi-décembre 2021 et qui doit aboutir vers la fin 2023 mais fait aussi suite au rapport du conseil d’orientation des infrastructures (COI) publié en mars 2022 (bilan et perspectives, voir article de NPI). Ce rapport rappelle cette révision en cours, mentionne des modifications pour la France mais n’évoque pas à cette occasion ce projet de liaison fluviale. Aussi, les signataires indiquent « les propositions de programmation que le COI a formulé dans son rapport du 16 mars 2022 suscite l’inquiétude des acteurs du monde du secteur fluvial ».

Ils relèvent que la révision du RTE-T, « schéma directeur européen des projets d’infrastructures de transport cible les projets dont une réalisation est souhaitée (et réalisable !) à l’horizon 2040/2050 », doit faire l’objet de « propositions d’amendements par les Etats avant la procédure de concertation au sein des instances européennes (Parlement, Conseil, Commission…) ».

Pour les signataires, il s’agit d’obtenir des destinataires qu’ils agissent pour « que le projet Saône-Moselle/Saône-Rhin soit confirmé par le COI, maintenu dans le prochain RTE-T et sa réalisation planifiée à l’horizon 2040 ».

« Après » Seine-Nord

Le texte de la mention rappelle que « l’Union européenne avait inscrit Saône-Moselle/Saône-Rhin en 2013 dans le RTE-T, rendant cette liaison stratégique entre Etats éligible aux financements européens avec des taux particulièrement intéressants. En septembre 2021, le Parlement européen a voté une résolution (« Vers un transport par voies navigables intérieure pérenne en Europe »), soulignant ses qualités environnementales, son rôle majeur pour le report modal et la transition énergétique, la nécessité d’achever le réseau central et invitant les Etats membres à éliminer les chaînons manquants ».

Il est précisé que la réalisation de la liaison Saône-Moselle/Saône-Rhin vient après celle de Seine-Nord Europe et sa mise en service prévue à l’horizon 2028 et dont les travaux d’infrastructure vont commencer en septembre 2022 après une phase préparatoire depuis le printemps 2021 (voir article de NPI).

« Après Seine-Nord, Saône-Moselle/Saône-Rhin restera le maillon manquant pour constituer en France un réseau à grand gabarit maillé et interconnecté avec celui de l’Europe fluviale, indispensable à la continuité des acheminements et à la montée en puissance des trafics de fret fluviaux.

Cette liaison fluviale à la dimension européenne reconnue, se superposant au corridor européen « mer du Nord-Méditerranée » permettrait de relier ensemble la Moselle, le bassin du Rhin, l’Europe du Nord et de l’Est avec l’axe Rhône-Saône et au-delà l’espace méditerranéen, via le Grand port maritime de Marseille (…)

Ne pas réaliser cette liaison maintiendrait la Moselle, le Rhin supérieur et l’axe Rhône-Saône dans leur état de cul de sac du grand gabarit, ce qui génère de graves handicaps, lourds de conséquences pour ces voies navigables : privées d’effet de réseau, elles verraient en effet leurs trafics irrémédiablement stagner ou régresser ».

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