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La navette ferroviaire Marfret en service le 3 octobre 2019

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Lors de la première journée des Assises du Port du futur, le 24 septembre 2019, Marfret a annoncé le démarrage de sa navette ferroviaire au départ de Rouen vers la région parisienne pour le 3 octobre. De son côté, le délégué général au développement de l’axe Nord a détaillé les actions du conseil de coordination interportuaire et logistique dont la première réunion a eu lieu le 25 septembre.

Les Assises du Port du futur se sont déroulés les 24 et 25 septembre 2019 à Lille. Parmi les intervenants en introduction de la première journée, Xavier-Yves Valère, délégué général au développement de l’axe Nord, a détaillé le rôle et les actions du conseil de coordination interportuaire et logistique dont la première réunion a eu lieu le 25 septembre.

« Avec ce conseil, il s’agit d’entamer une nouvelle phase de coordination plus institutionnelle, de travailler tous ensemble et avec nos voisins, a précisé Xavier-Yves Valère. Un axe, c’est une origine et une destination. Nous disposons pour avancer des mêmes outils que les axes Seine et Rhône-Saône-Méditerranée ». Il a mis en avant « la volonté de travailler ensemble qui est naturelle dans les Hauts-de-France », rejoignant sur ce point Philippe Hourdain, président de la CCI de région. Pour lui, il y a des complémentarités déjà à l’œuvre « dans un contexte de concurrence qui stimule mais ne suffit pas. La coopération permettra d’aller plus loin » pour faire des Hauts-de-France le hub logistique de l’Europe du Nord-Ouest.

Avant d’en arriver à l’installation d’un conseil de coordination interportuaire et logistique de l’axe Nord, il y a eu le rapport en juillet 2016 des sénateurs Jérôme Bignon et René Vandierendonck qui contenait 27 propositions. Il y a eu en 2017 la création de Norlink Ports puis, en 2018, une stratégie de coordination qui visait à mettre en œuvre les 27 propositions du rapport des deux parlementaires.

5 axes de travail

« Nous disposons d’un rapport de coopération qui liste 500 actions autour de 5 axes de travail dont le premier est une démarche commerciale confiée à Norlink Ports. Le deuxième axe vise à mieux travailler avec les gestionnaires d’infrastructures, comme Voies navigables de France et SNCF Réseau. Le troisième concerne tous les aspects liés à l’environnement et au développement durable. Le Brexit est le sujet du quatrième axe, afin d’être prêt le jour J, d’assurer la sécurité et la fluidité des échanges et des flux. Le cinquième axe est d’améliorer l’ouverture de la région à l’international et vers le reste de la France », a indiqué Xavier-Yves Valère. Sur ce dernier point, il s’agit notamment de la liaison vers l’Ile-de-France avec le projet de canal Seine-Nord Europe, « qui n’est pas seulement une infrastructure mais une opportunité de développement économique pour le pays ».

Xavier-Yves Valère a aussi assuré que « l’avenir du Range Nord européen peut se situer de la Bretagne à Dunkerque avec des ports historiques de cette rangée en situation de congestion. Nous avons une opportunité à saisir dans le contexte des transitions énergétique et écologique ».

Concernant le Brexit, pour Phlippe Hourdain, président de la CCI de la région Hauts-de-France, « tout est prêt, les investissements ont été faits, les installations vétérinaires, sanitaires, sont là, les Douanes sont mobilisés ».

La route a atteint un plafond de verre

La première table-ronde de la matinée des Assises du Port du futur le 24 septembre a eu pour thème « hinterland et report modal : entre stratégie nationale et initiatives locales ».

« La logistique est un enjeu de souveraineté pour les approvisionnements de la France, a déclaré Guillaume Vidil, directeur général de Marfret, l’un des participants à cette table-ronde. Nous avons avec Marfret et sa filiale Fluviofeeder la volonté d’organiser des solutions de transport massifié à partir de Rouen depuis notre plate-forme vers Gennevilliers en fluvial, vers Bonneuil/Valenton en ferroviaire, vers les zones périphériques par la route ». Il a annoncé le lancement de la navette ferroviaire de Marfret entre Rouen et la région parisienne pour le 3 octobre 2019. (voir notre article)

Pour Guillaume Vidil, jusqu’à présent, la réponse portuaire aux besoins logistiques n’a été que d’allonger les quais, d’ajouter des portiques. « En termes de dispatch, les ports français ont pris du retard. Nous sommes convaincu que le transport routier de marchandises a atteint un plafond de verre ». Il est temps pour les opérateurs de « proposer des prestations de post-acheminement massifié pour lutter contre la congestion routière et l’hostilité qu’elle crée parmi la population ». La navette ferroviaire Marfret offre de la fiabilité et de la régularité, et est organisée à la demande des clients à la recherche notamment de solution sans congestion.

Le directeur général de Marfret a mis en avant l’efficacité de la mutualisation des THC en place au Grand port maritime de Dunkerque et a appelé à dupliquer cette solution à Fos et au Havre : « Pour un bon report modal, il faut organiser une bonne rencontre entre les navires et le fluvial ». Selon lui, il faut aussi améliorer le dégroupage dans les ports intérieurs plutôt que de le faire dans les ports maritimes.

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