Un premier transport fluvial pour Jeumont Electric avec Rhenus

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L’industriel Jeumont Electric a effectué le 18 mai 2020 un premier transport fluvial d’un rotor de 1 300 MW destiné à son client EDF. Il a utilisé pour la première fois le quai, récemment rénové, dont il dispose au bord de la Sambre. Il a choisi Rhenus comme opérateur fluvial avec la barge Fortitudo.

L’opération menée le 18 mai 2020 par Jeumont Electric, industriel français spécialisé dans la fabrication de moteurs et d’alternateurs pour les secteurs de l’énergie, de la marine et de l’industrie, multiplie les premières fois.

Cet industriel, installée à Jeumont dans le Nord, a organisé pour la première fois un premier transport fluvial d’un rotor de 1 300 MW, destiné à son client EDF, dont les caractéristiques en font un colis exceptionnel : 340 tonnes (avec le coffrage de protection), 22 mètres de long et près de 2,50 mètres de large. Il a utilisé pour la première fois le quai dont il dispose au bord de la Sambre et qui vient d’être totalement rénové (voir notre article).

Pour transporter le rotor par la voie fluviale, l’industriel a choisi la barge Fortitudo de l’opérateur Rhenus, spécialement conçue pour le transport fluvial de colis lourds sur les canaux à petit gabarit (voir notre article)

Au départ du quai de Jeumont Electric, Fortitudo a emprunté la Sambre vers la Belgique (Charleroi, Mons), est passée par les canaux de l’Escaut et du Nord, l’Oise puis la Seine, jusqu’au port de Corbeil-Essonnes au sud-est de Paris. La destination finale est la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire dans le Cher. La navigation sur la partie française de la Sambre est rendue possible par le dragage conduit par Voies navigables de France.

Des dimensions hors normes

Avant de pouvoir effectuer le 18 mai le chargement du rotor sur la barge Fortitudo, des préparatifs de manutention ont été conduits pendant près d’une semaine dans les locaux de l’usine de Jeumont Electric. Le rotor a été chargé dans le sarcophage EDF à l’aide des 2 ponts roulants du Hall 13 (180 et 200 tonnes) et d’un palonnier spécifique. L’ensemble a été installé sur un « millepattes », une automotrice faite en 3 parties assemblées, qui est sortie de l’usine pour aller jusqu’au quai, soit un trajet d’environ 1,5 km effectué en 1 heure. Une grue chenille (650 tonnes) a été installée sur le quai pour effectuer le chargement dans la barge.

Ce rotor de 1 300 MW peut-être livré à EDF dès la mi-mai, soit juste à l’issue des deux mois de confinement, car l’activité de Jeumont Electric a été interrompue seulement pendant la deuxième quinzaine de mars avant de redémarrer avec du personnel volontaire début avril et après analyses de ce qui pouvait être avancé dans le contexte de diminution d’approvisionnement des matériaux et fournitures diverses. Des mesures de protection du personnel ont été mises en place, ce qui rend parfois complexe le travail de précision d’une industrie de pointe comme celle dans laquelle évolue Jeumont Electric qui n’est pas organisé autour de chaînes de production standardisés. EDF a aussi fait savoir qu’il était prêt à réceptionner le rotor.

Le fluvial, un choix de long terme

C’est le premier rotor de 1 300 MW, sur un total de trois commandé par EDF, qui sort mi-mai 2020 de l’usine Jeumont Electric après retrofit, c’est-à-dire une remise en état complète des éléments vitaux de cette partie tournante d’un alternateur de production électrique. Les travaux sur ce premier rotor remontent à 2017, date à laquelle il était arrivé par rail dans l’usine de l’industriel du Nord. Le programme pour les trois rotors est planifié sur une durée d’environ 10 ans. Le transport fluvial sera utilisé pour le transport des deux autres rotors aussi bien à l’aller qu’au retour.

Le choix de s’orienter vers le fluvial constitue ainsi un choix de long terme et non pas un essai ponctuel, comme l’explique Nathalie Renard, directeur marketing de Jeumont Electric : « Nous voulons changer de paradigme. Il est aujourd’hui impossible pour une entreprise industrielle de faire l’impasse sur le coût environnemental du transport routier et la nécessité de réfléchir à des alternatives moins polluantes s’impose à tous. Nous fabriquons des moteurs électriques, non polluants. Nous souhaitons réduire notre empreinte environnementale d’un point de vue global et cela concerne donc aussi la partie transport. Nous avons la conviction qu’il y a autour du fluvial une volonté d’innover, ce mode retrouve de l’importance. C’est un transport vert. Nous souhaitons d’ailleurs aller encore plus loin en participant à un projet de  barge électrique pour laquelle nous pourrions être le fabricant de la solution de propulsion ».

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