Tourisme fluvial : hausse des retombées économiques sur les territoires

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Le tourisme fluvial pèse 1,36 milliard d’euros, selon l’étude sur les retombées économiques du secteur, présentée par Voies navigables de France (VNF) le 5 février 2020, à l’occasion des Rencontres nationales du tourisme fluvial (RNTF).

VNF a réuni 500 personnes à Auxerre, les 5 et 6 février 2020, pour la cinquième édition des Rencontres nationales du tourisme fluvial (RNTF) que l’établissement public organise tous les deux ans.

Professionnels du tourisme, croisiéristes, transporteurs fluviaux de passagers, loueurs de bateaux et membres des offices de tourisme des territoires « mouillés » ont été accueillis par Thierry Guimbaud, directeur général de VNF, qui a dressé le bilan du très sec été 2019 : « Cette saison a été difficile, avec des canaux qu’il a fallu fermer par manque d’eau, ce qui ne s’était jamais vu. Nous devons être, davantage que par le passé, économes en eau car il s’agit d’une ressource importante ». La gestion de l’eau est en effet, avec le tourisme et le transport fluvial de marchandises, une des trois missions de VNF. Les réserves en eau, a révélé Thierry Guimbaud, sont, à ce jour, bien meilleure que l’an dernier à la même époque, ce qui confirme le bien fondé du travail mené par VNF pour les optimiser et qui doit encore être poursuivi.

C’est au cours de ces cinquièmes Rencontres nationales du tourisme fluvial que VNF a révélé les premiers résultats de l’étude menée tout au long de l’année 2019 auprès de 200 opérateurs et de 2 000 clients, portant sur l’économie du secteur. Les 8 500 km du réseau fluvial français ont été passés au crible, sans se limiter aux 6 700 km gérés par VNF. Une telle étude avait déjà été effectuée en 2014, avec les mêmes rubriques : paquebots fluviaux, bateaux-promenade, bateaux de location habitables sans permis, et plaisance privée. L’étude menée en 2019 comporte un chapitre supplémentaire, consacré aux péniches-hôtels.

Au total, les retombées économiques du secteur du tourisme fluvial sont estimées en 2019 à 1,36 milliard d’euros. Soit 200 millions d’euros de plus qu’en 2014, mais des chiffres inférieurs de 30 % à ceux affichés par le secteur du tourisme à vélo, comme l’a précisé le responsable du secteur tourisme de VNF, Nicolas Delaporte, qui a présenté une synthèse de l’étude lors des RNTF et a annoncé la publication ultérieure de résultats plus détaillés.

Seine, Aquitaine-Occitanie, Grand Est

Par bassin, on constate que c’est la Seine qui arrive en tête, devant l’Aquitaine-Occitanie et le Grand-Est. En nombre d’emplois, le bassin de la Seine reste premier avec 2 480 emplois, mais le Rhône, avec 1 280 emplois, dépasse cette fois l’Aquitaine-Occcitanie. Les bateaux-promenades, qui ont transporté 11 millions de passagers en 2018, contribuent très largement au poids économique du tourisme fluvial : 359 millions d’euros pour le seul port de Paris, 321 millions pour l’ensemble des bateaux, souvent de plus petite taille, naviguant dans les autres régions.

Avec 215 000 passagers en 2019 pour 410 millions d’euros, les paquebots fluviaux confirment leur fort développement et leur importance sur l’économie touristique. Des marges de progressions existent, puisque l’on compte 19 paquebots naviguant sur la Seine alors qu’il y en a 136 sur le Rhin. Les péniches-hôtels, qui sont une version modèle réduit des paquebots fluviaux, destinée souvent à une clientèle plus haut de gamme, représentent quant à eux 62 millions d’euros pour 15 000 passagers. Naviguant souvent sur les canaux, ces bateaux sont ceux, de par leur gabarit, qui ont le plus souffert du manque d’eau et des fermetures de canaux lors de l’été 2019.

Des défis à relever

« On constate l’attractivité du tourisme fluvial à l’étranger, parfois sur des touristes venus de pays très lointain pour fréquenter des territoires ruraux français, indique Nicolas Delaporte. 90 % de ceux qui montent à bord de paquebots de croisière fluviale ou de péniches-hôtel ne seraient pas venus en France si ces activités ne leur avaient pas été proposées ». L’attractivité de la France n’est donc pas liée uniquement à ses sites touristiques majeurs, ses grandes villes, sa capitale et ses monuments emblématiques. L’étude montre que le fluvial permet de développer de l’activité économique dans tous les territoires, qui en tirent aussi des bénéfices en termes d’emploi.

Les bateaux de location habitables sans permis, loués souvent à la semaine, pèsent 110 millions d’euros et ont embarqué 130 000 personnes en 2018. Le canal du Midi et l’Est de la France sont les destinations privilégiées pour cette activité qui a aussi le vent en poupe. Enfin, la plaisance privée compte pour 99 millions d’euros, dont un gros tiers pour l’entretien de ces bateaux de propriétaires. Parmi ces bateaux, 37 % ne naviguent que huit jours par an, ce qui conduit VNF à s’interroger sur la stratégie à adopter pour en développer l’utilisation.

Autre défi à relever : celui de l’empreinte environnementale. En effet, l’âge moyen des bateaux s’accroît, surtout pour la plaisance privée dont 42 % de la flotte a plus de 30 ans. Un tiers seulement de ces bateaux sont équipés pour la récupération des eaux usées. Quant à la modernisation de la motorisation des bateaux, c’est une question qui se pose à l’ensemble de la flotte du tourisme fluvial : « On a beau être dans le slow tourisme, les acteurs s’engagent dans une transition énergétique rapide, souligne Nicolas Delaporte. Sur la motorisation électrique, le niveau de satisfaction des clients est très élevé, puisqu’ils constatent facilement l’absence de bruit, de fumée et d’odeur, ainsi que le maillage satisfaisant en ce qui concerne les bornes de recharge ».

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