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L’axe Méditerranée-Rhône-Saône pourrait être le premier à proposer une solution fondée sur la technologie blockchain si l’expérimentation concrète répond aux attentes des utilisateurs de la chaine logistique impliqués dans le projet.

Porté par la délégation interministérielle au développement portuaire et logistique Méditerranée-Rhône-Saône, le projet de blockchain sur cet axe a connu une avancée vers sa concrétisation début mars 2019 sous l’impulsion du port de Marseille-Fos. Celui a intégré le projet de blockchain pour l’axe dans sa démarche « Smart Port » et a accueilli le séminaire de lancement du projet d’expérimentation concrète.

A cette occasion, trois entreprises ont été choisies pour réaliser le système-pilote. Il s’agit de MGI, éditeur de logiciels spécialisés comme le Cargo Community System (CCS) CI5, BuyCo fournisseur de solutions numériques aux chargeurs pour l’import-export de conteneurs, KeeeX, start up spécialisée dans les solutions blockchain. C’est cette dernière qui fournit « un procédé permettant d’ajouter à un fichier des métadonnées de confiance et d’exploitation, créant ainsi des originaux numériques, inviolables sans infrastructure, ainsi qu’une solution pour créer des séquences inviolables de documents, événements et données ainsi augmentés et protégés »

Qu’est-ce que la blockchain ?


La blockchain présente de nombreux avantages pour la logistique et le transport de marchandises, en simplifiant les échanges de données entre les différents maillons de la chaîne logistique. Elle peut servir à la massification en apportant un gain de temps et en optimisant les moyens de transport.

La blockchain est un ensemble de technologies qui permet d’échanger de la valeur, c’est-à-dire des données, sans intermédiaire, sans infrastructure autre que les réseaux informatiques déjà existants. La blockchain, ce sont des réseaux informatiques qui prennent les données, les traitent pour les rendre interopérables -c’est-à-dire lisibles par tous les ordinateurs, systèmes, logiciels- en assurant leur suivi et en garantissant leur sûreté. Sa principale caractéristique est de permettre l’échange de données de façon à la fois transparente et sûre. Grâce à un registre partagé entre tous les utilisateurs, elle évite le recours à un tiers de confiance pour garantir la sécurité des données échangées.

Comme Jean-Christophe Baudouin, délégué interministériel, l’indiquait dans le magazine NPI de décembre, un projet a été lancé courant 2018 autour de la blockchain sur l’axe Méditerranée-Rhône-Saône avec l’objectif concret de parvenir à un pilote en mode pré-industrialisation pour les conteneurs à l’export début 2019. Le planning apparaît ainsi respecté à quelques semaines près.

De nombreux acteurs impliqués

De nombreux autres acteurs de la chaine logistique sont impliqués dans le projet depuis ses débuts et continuent à y participer pour apporter leur expertise, exprimer leurs besoins, donner leur avis : chargeurs, transporteurs, opérateurs de réseau (VNF, CNR, SNCF Logistics), l’AUTF, TLF, les Douanes, la FNTR, etc. Réunis au sein d’un consortium, ils sont associés à ce projet et seront les premiers utilisateurs du pilote.

« Nous avons choisi d’avancer dans un délai très court, explique Jean-Christophe Baudouin. D’ici fin avril ou début mai, nous devrions avoir une première expérimentation. Puis le prototype, ou proof of concept, devrait voir le jour en juin 2019 ». L’expérimentation se concentrera d’abord sur certains types de documents mais aura aussi vocation à servir l’ensemble de la chaîne logistique. Si l’expérimentation concrète est un succès, répond aux besoins de tous les acteurs de la chaine logistique, la solution blockchain de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône pourrait être la première du genre à être opérationnelle en France. Si le marché et les acteurs s’en emparent, elle pourrait être commercialisée largement.

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