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Les navires de commerce, de service intègrent toujours plus de nouvelles technologies dans la perspective de devenir autonomes, sûrs, économes et respectueux de l’environnement… Le navire transporte des milliers de marchandises embarquant avec lui des millions de données pour gagner en compétitivité. Cependant la course au navire autonome semble aujourd’hui freinée par des considérations réglementaires et probablement sociales. Et si finalement, la vérité se situait entre les deux avec le marin augmenté ?

« Nous verrons des navires autonomes bien avant les voitures autonomes. Le transport maritime s’avère finalement plus simple que le transport routier. Aujourd’hui, nous parlons avant tout du marin augmenté, c’est-à-dire des navigants qui exploitent la réalité augmentée pour gagner en efficacité. Les aides à la décision vont se généraliser jusqu’à ce que le navire devienne autonome puis se démocratise », a lancé Thomas Buret, directeur général de la société iXblue. Copilote de la feuille de route « Smart Ship » au sein de la filière des industriels de la mer, le chef d’entreprise a expliqué à un panel d’experts de la filière militaire et civile, lors des Blue Med Days à Toulon en octobre 2019, les grandes axes structurants pour parvenir au navire du futur : « Il s’agit de construire des navires plus efficaces, plus sûrs, en tirant parti de la puissance de calcul. Nous travaillons sur le jumeau numérique du navire. Il s’agit d’un système d’informations qui accompagne le navire de sa construction à son démantèlement en passant par son maintien en condition opérationnelle ».

Le Drix, embryon du navire autonome

Seul fournisseur de l’Ecdis numérique français, iXblue a développé une génération de drones autonomes dédiés aux activités de bathymétrie reléguant les navires du Shom au rang d’antiquités. « Notre « Drix », de 7 mètres de long et d’une autonomie d’environ 10 jours à une vitesse de 10 nœuds, peut embarquer des sondeurs de sédiments et permet de gagner en compétitivité et de circuler dans des zones peu accessible », souligne Thomas Buret. Les navires traditionnels consommant du gazole et embarquant des hommes à bord ne font plus le poids face à ces petits bijoux de technologie.

Se pose ainsi la question de l’humain dans cette odyssée maritime. Quid du docker dans un port totalement automatisé ou des marins privés de leur machine et passerelle ? Les ports, siège de l’économie traditionnelle, se transforment (IoT, Cloud, contrôle intelligent, mégadonnées…). Après avoir automatisé son terminal à conteneurs de Qianwan, le port de Qingdao a réduit ses effectifs de 70 %. « Le numérique possède une puissance de calcul que nous sous-estimons. Il détruit des emplois mais en crée également », observe David Simplot, directeur du centre de recherches à l’INRIA Sophia Antipolis-Méditerranée.

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