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Un colloque national sur « Le transport fluvial à l’heure de la transition énergétique » a eu lieu à Paris le 29 mai 2019. A cette occasion, plusieurs annonces ont été faites qui confirment l’existence d’une dynamique collective pour renforcer le verdissement du transport fluvial. Découvrez ces annonces et le contenu des échanges dans plusieurs compte-rendu dont voici le premier.

Le 29 mai 2019 à Paris, Voies navigables de France et Haropa-Ports de Paris avec le soutien de nombreux partenaires ont organisé un colloque national intitulé « Le transport fluvial à l’heure de la transition énergétique ».

Cet évènement a réuni entre 250 et 300 personnes qui représentaient l’ensemble de la filière soit des transporteurs, chargeurs, gestionnaires d'infrastructures, acteurs portuaires, fournisseurs, équipementiers… L’objectif du colloque était d’impulser une dynamique collective pour renforcer le verdissement du transport fluvial et poursuivre la transition vers un nouveau modèle de transport fluvial décarboné et encore plus écologique. Le colloque a montré que des engagements concrets étaient pris en ce sens.

En ouverture du colloque, Marc Papinutti, directeur général des infrastructures, des transports et de la mer au ministère de la transition écologique et solidaire, a listé 5 défis à relever par et pour le fluvial : fiabilité des infrastructures, faire venir des trafics vers la voie d’eau, rattraper le retard dans le domaine de la transition numérique, attirer les jeunes, améliorer la performance environnementale du mode. Celle-ci se décline en motorisations alternatives, en bornes électriques à quai, en carburants alternatifs, en engagement mutuel pour la croissance verte du fluvial. Marc Papinutti a fini son propos en rappelant le travail en cours pour conduire à la mise en place de l’interprofession fluviale.

Thierry Guimbaud, directeur général de Voies navigables de France (VNF) a pris la parole pour rappeler que « le transport fluvial a une image écologique » notamment par la massification qu’il permet. Toutefois, « il y a la réalité à prendre en compte » par rapport à d’autres modes qui travaillent et progressent en termes de performance environnementale. Si le fluvial est vertueux, « il ne faut pas s’en contenter » mais aller encore plus loin, profiter de la disponibilité des infrastructures, sans oublier de préserver les espaces et terrains situés au bord de la voie d’eau.

Pour Régine Bréhier, directrice générale de Haropa-Ports de Paris, « les ports constituent un maillon essentiel de la transition énergétique », notamment sur les aspects avitaillement et équipements des quais. La volonté de Haropa-Ports de Paris est d’être impliqué en amont sur ces sujets.

Arnaud Leroy, président de l’Ademe, a annoncé la décision de cette agence d’abonder le plan d’aide à la modernisation et à l’innovation (PAMI) de VNF à hauteur de 4,26 M€ sur la période 2019 à 2021. Cette décision fait suite à celle de l’Ile-de-France qui a signé deux conventions avec VNF en avril 2019, officialisant l’engagement financier de cette région dans les deux dispositifs d’aides nationales de l’établissement public soit le Pami comme l’Ademe mais aussi le Plan d’aide au report modal (Parm). La contribution de l’Ile-de-France s’élève à 1 M€ pour le Parm et à 1,5 M€ pour le Pami.

Une étude de l’Ademe

La première table-ronde a eu pour thème : « Transport fluvial et transition énergétique : quels constats, quels enjeux, et quelles perspectives » ?

Yann Tremeac, adjoint au chef du service transports et mobilité de l’Ademe, a présenté les résultats d’une étude de cette agence finalisée en mai 2019 sur « l’efficacité énergétique et environnementale du transport fluvial de marchandises et de personnes » dont l’objectif a été d’actualiser les valeurs d’efficacité énergétique (C02 équivalent) et environnementale (polluants atmosphériques) de la flotte fluviale en France. Les dernières données dataient de 2006 et ne concernaient que l’efficacité énergétique. La nouvelle étude fournit aussi de premiers éléments sur la consommation des bateaux de tourisme.

Selon cette nouvelle étude, en matière d’impact GES (CO2 équivalent), le transport fluvial émet en moyenne de l’ordre de 8,8 g CO2/t-km à 34,7 g CO2/t-km pour chaque tonne de marchandise transporté sur un kilomètre selon le type de bateau et la voie d’eau. Ces valeurs apparaissent en diminution par rapport à ceux de l’étude précédente (21,5 à 44,3 g CO2/t.km). Concernant la pollution atmosphérique, le transport fluvial émet en moyenne de l’ordre de 0,09 g à 0,66 g NOx/t-km et 0,003 g à 0,0020 g de particules par t-km.

Ces chiffres détaillés montrent surtout que le transport fluvial est une réponse aux impératifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et a fait des progrès importants au cours de la dernière décennie. Pour l’Ademe, « dans le contexte actuel, il apparaît néanmoins essentiel, comme pour l’ensemble du secteur du transport, de continuer à améliorer la performance énergétique et environnementale du transport fluvial, dans la droite ligne notamment de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 ».

Les bornes et branchements à quai, une priorité

Didier Léandri, président délégué général du Comité des armateurs fluvial (CAF) a relevé que chaque année, le transport fluvial permet d’économiser 2 millions de tonne de CO2 par rapport à une solution routière et émet 4 fois moins de CO2 à la tonne transportée que le mode routier. Depuis 2011 et le passage au gazole non routier (GNR), le carburant utilisé par les bateaux est totalement « désoufré ».

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