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Deux projets importants avancent au Havre : l’accès fluvial direct à Port 2000 et l’implantation d’une filière éolien offshore.

Fin juin 2019, deux projets particulièrement importants pour la place portuaire ont été à l’ordre du jour du conseil de surveillance d’Haropa-Port du Havre Le conseil a validé le financement de l’accès fluvial direct à Port 2000 chatière »), ainsi qu’une rallonge budgétaire qui va permettre à la filière industrielle de l’éolien offshsore de s’implanter sur le port du Havre.

C’est une enveloppe de 125 M€ qui a été approuvée pour réaliser l’accès fluvial à Port 2000. Cette décision permet à Haropa de signer des conventions de financement avec l’Union européenne et la région Normandie, l’Europe s’étant dite prête à s’engager sur le projet à hauteur de 25 M€ dans le cadre de l’appel à propositions Transport 2018 du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE).

« La chatière fait partie de notre plan d’investissement. Et un plan d’investissement, c’est quelque chose qui nous permet d’avoir de la visibilité et de pouvoir définir les schémas logistiques de demain. Nous sommes clairement engagés dans une logique d’axe Seine. Et le volet multimodal est central pour cette stratégie. Ma feuille de route, c’est aussi de donner du concret vis-à-vis de nos clients. Il faut faire ce qu’on a dit… Aujourd’hui, le port du Havre est dans une dynamique financière excellente ce qui lui permet de voir loin et d’investir », a expliqué Baptiste Maurand, directeur général d’Haropa-Port du Havre, à l’issue du conseil de surveillance.

L’accès fluvial direct à Port 2000 est financé par plusieurs partenaires, l’État (3,6 M€), l’Union européenne (25 M€), la région Normandie (82,65 M€) et par un autofinancement d’Haropa-Port du Havre qui s’élève à 13,75 M€.

Deux études environnementales, l’une hydro-sédimentaire, l’autre sur les nourriceries de bars, sont en cours. « Nous faisons ces études pour avoir le maximum d’éléments dans le cadre de la future enquête publique. Le maître d’ouvrage se doit de renseigner le public de la manière la plus complète possible. C’est aussi quelque chose qui nous permet d’éviter des réserves qui pourraient avoir pour conséquence de retarder le projet. La phase administrative concernant ce projet n’est pas encore faite. Côté calendrier, l’enquête publique devrait avoir lieu à la fin du premier semestre 2021. La chatière pourrait voir le jour en 2023 ».

Une enveloppe de 146,7 M€ pour l’éolien

Côté éolien offshore, le conseil de surveillance a acté et validé des apports financiers complémentaires qui vont permettre au projet d’usine de construction de pales et de nacelles porté par Siemens Gamesa Renewable Energy de s’implanter sur le quai Joannès Couvert au Havre. L’Etat injecte 20 M€ supplémentaires qui viennent s’ajouter aux 28 M€ déjà consentis. De son côté, le conseil de surveillance a validé une « rallonge » de 2 M€ sur les fonds propres d’Haropa-Port du Havre qui s’ajoutent aux 66 M€ déjà prévus. Le conseil régional de Normandie apporte 7 M€ et la communauté urbaine Le Havre-Seine Métropole 6,4 M€. Au total, c’est une enveloppe de 146,7 M€ qui va permettre de réaliser les travaux nécessaires à l’accueil de la nouvelle filière industrielle.

« Notre décision de dégager deux millions d’autofinancement a été confortée par les bonnes nouvelles qui concernent directement le secteur de l’éolien offshore. Les perspectives du marché sont bonnes », a souligné Baptiste Maurand.

Si la facture des travaux préparatoires est finalement plus lourde que prévu, c’est que le projet de Siemens Gamesa Renewable Energy est différent du projet initial porté par Areva en 2014. « La technologie a évolué. La taille des nacelles est différente ce qui nous conduit, par exemple, à renforcer les quais, quelque chose qui coûte cher mais qui nous permet aussi de nous adapter à un marché en constante évolution », a ajouté le responsable. Les travaux sous maîtrise d’ouvrage du Grand port maritime du Havre, qui ont déjà démarré, concernent la préparation du terrain, le dévoiement des réseaux, le renforcement des quais et les dessertes routières. L’usine sera en production dès le début d’année 2022.

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